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Je remercie Propane du forum Hardware.fr pour avoir rédigé cet article et pour avoir donné l'autorisation de le diffuser sur ce site.
De l'anglais "water" (eau) et "cooling" (refroidissement), il désigne le refroidissement à eau, par opposition au "aircooling", le refroidissement par air.
Si le watercooling désigne l'ensemble "Echangeur CPU + Pompe + Echangeur Eau-Air", il permet donc d'obtenir des températures de l'eau légèrement supérieures à l'air ambiant (l'eau est chauffée par l'échangeur CPU), et donc bien supérieures pour le processeur.
Cependant, l'utilisation couplée du watercooling et d'une plaque à effet peltier permet d'obtenir des températures processeur bien inférieures...
L'effet de Peltier a été découvert en 1834. Il est dû à un courant traversant la jonction de deux types différents de conducteurs ayant pour conséquence un changement de température. Cependant, l'application pratique de ce concept a exigé le développement de semi-conducteurs ayant une bonne conductivité de l'électricité à l'inverse de celle de la chaleur, l'équilibre parfait pour l'exécution du processus. Aujourd'hui, le tellure de bismuth est principalement utilisé comme matériel semi-conducteur créant un exès ou une insuffisance d'électrons.
Très simplement, une plaque Peltier se compose d'un certain nombre de paires + et - reliées électriquement en série et serrées entre deux plaques de céramique . Une fois relié à une source d'alimentation CC, le courant fait déplacer la chaleur d'un côté de la plaque à l'autre. Naturellement, ceci crée un côté chaud et un côté froid.
Les plaques dites "a effet peltier" sont des plaques nécessitant une alimentation (comprise entre 70W et 226W pour les plus courants) et qui sont capables de dégager, d'un coté une température froide (inférieure à 0°C), et de l'autre coté, une température élevée. Le delta (différence de température entre la plaque chaude et la plaque froide) est souvent compris entre 60°C et 70°C pour les modèles les plus courants.
L'idée est donc de plaquer la partie froide contre le processeur (en placant néanmoins une plaque froide entre les 2, jouant le role de tampon thermique afin d'éviter les chocs thermiques), et de refroidir la partie chaude par un refroidissement efficace.
Pour de petits peltiers, un bon ventilateur peut suffir (Alpha 8045...), mais la plupart du temps, un refroidisseur plus conséquent a base de refroidissement à eau sera nécessaire pour extraire la chaleur de la plaque chaude, et ainsi maintenir la plaque froide a une température assez basse.
Deux problèmes se posent alors en cas de l'utilisation de plaques Peltier :
Le sens d'un peltier
Bon, comme il serait un peu stupide de son tromper de sens et de mettre la plaque chaude sur le processeur, voici comment reconnaitre la plaque chaude de la plaque froide d'un peltier. Lorsque que le peltier est situé devant vous, avec les fils qui partent vers vous, le fil rouge à votre gauche, et le fil noir à droite, la partie chaude est la partie supérieur, et la partie froide la partie inférieur (invisible pour vous, donc). Ainsi sur la première photo, concernant le gros modèle de gauche, la partie visible est la partie chaude.
Avant tout, un rapide rappel s'impose sur la correspondance entre le système métrique Français et Anglophone : Un "pouce" américain correspond à une taille de 2.54cm.
Ainsi, des embouts de 1/2 (il s'agit dans ces cas du diamètre externe) correspondent grossièrement à un diamètre interne de tuyau de 12mm, et des embouts externes de 3/8 américains doivent être enfichés par du 10mm interne.
Flux important ou pas ?
On peut en effet se poser légitimement la question de savoir quel débit doit être privilegier pour obtenir les meilleures performances. Certains pensent que de faibles débits permettent a l'eau de bien capter toute la chaleur, d'autres sont convaincus que l'eau chaude doit être évacuée le plus rapidement possible. Les tests prouvent de manière évidente que la température du processeur décroit proportionnelement a la vitesse du flux d'eau :

En vert, le flux d'eau, en jaune, la température du processeur.
Note : Ce tableau est issu de la superbe review de Procooling où de nombreux modèles connus de waterblocks sont testés. L'auteur n'a pas été avare de détails, bref c'est vraiment une mine d'informations pour en savoir plus sur le w/c.
IL faut donc utiliser une grosse pompe, un w/b avec les diamètres les plus gros, et le tuyau avec le diamètre interne le plus élevé possible (12mm...).
On peut également remplacer les embouts d'origine de son waterblock par des plus gros (meme si le diamètre du labyrinte interne ne pourra être changer). Les tests montrent là encore qu'en changeant des embouts de 3/8 par du 1/2, le gain observé est de l'ordre de 3°C.
Pour rappel, les spacers sont ces petites plaques que l'on vient poser sur les processeurs AMD Duron/Athlon/Xp et Intel P3/Céleron et qui permettent de protéger mecaniquement le core du processeur en évitant son écrasement par le refroidisseur.
Pour le w/c, un autre intérêt est lié a son utilisation : De par certains systèmes de fixation des w/b, ceux-ci se retrouvent quelques fois mal positionnés sur le processeur, et parfois seulement en contact avec lui que sur une faible surface. C'est pourquoi administrer un spacer peut parfois faire gagner quelques degrés au processeur. Cependant, les meilleurs spacers sont les spacers non métalliques : En effet, le seul intérêt et de positionner corretement le w/b par rapport au processeur, tout spacer metallique favorisera une dispertion calorifique au niveau de l'échange entre le processeur et l'echangeur, et ne pourra que faire augmenter la température du processeur.
Si vous n'avez pas de spacers et trouvez vos températures élevées, un test simple permet d'être sur que l'echangeur est bien en contact avec le processeur : L'échangeur doit être chaud et solidement fisé au processeur, si il n'est que tiède et que vous obtenez des températures importantes (> 45°C), administrez-lui un spacer de préférence non métallique.
On parlera ici du circuit parcouru par l'eau dans l'echangeur. On désigne par "Maze" le labyrinthe interne des w/b.
De par la nature même de l'eau, très dense, nous devons ici repenser completement notre manière d'envisager la physique du refroidissement, et ne pas commetre l'erreur de transposer les règles du aircooling au watercooling.
Ainsi l'eau, par sa densité, est 30 fois meilleure caloportrice que l'air; dès lors, le but n'est plus, comme pour l'aircooling, de maximiser la surface d'échange avec le caloporteur, mais au contraire de raccourcir le plus possible la distance entre les deux. Le but : Amener le point d'inflexion, point où la température correspond a la moyenne des 2 tempéraures les plus éloignées, le plus proche possible du die.
C'est pourquoi toutes les tentatives de transformation de radiateur en waterblocks sont moins efficaces que de véritables waterblocks correctement usinés.
Un exemple de cette différence fondamentale qui oppose les deux types de refroidissement : si, pour un w/b, on cherchera a amincir le plus possible la taille de la couche de métal séparant le maze du die, plusieurs reviews n'ont cessées d'établir de manière évidente qu'a ventirad identique, celui qui aura la plus grosse base sera le plus efficace.
Poussé à l'extrème, cela a donné naissance au Direct-Die : l'eau est directement en contact avec le processeur, sans passer par un véritable w/b puisu'il ne joue plus du tout le même rôle.

Les échangeurs actuelles sont en général classé selon trois catégories :
Les mazes type "reservoir" : Aucun circuit n'est véritablement concu pour l'eau, les performances sont dans tous les cas les moins bonnes du watercooling, mais les prix sont également les plus bas...

Les mazes 1 constituent la majorité des échangeurs : un W réalisé permet de refroidir l'ensemble de la chaleur accumulée par la totalité du w/b.
Les mazes 2 constituent l'étape suivante : l'eau froide, arrive directement au centre deu w/b, juste au dessus du core, et éffectue ensuite des cercles concentriques pour refroidir le reste du w/b...
Ce sont les circuits les plus efficaces, mais aussi les plus compliqués a usiner, et donc les plus cher...

Maintenant, le waterblock aujourd'hui considéré comme le plus performant (hors Direct-die) est un w/b qui n'utilise aucun de ces 3 mazes, il s'agit de l'Innovatek revision 3 :

Son maze :

Le core est surmonté d'un cylindre en cuivre conséquent, et fileté : Ce circuit présente plusieurs avantgaes, d'abord le fait que, contrairement a un maze clasique, l'eau parcours un circuit très court et sans angles; la resistance est beaucoup plus faible, le débit plus important. Mais ceci ne saurait suffire sans un excellent transfert de chaleur, qui lui est assuré par le choix du cylindre : la surface de contact entre le cylindre et l'eau est très importante.
Bref, la théorie rejoint ici la pratique puisque ce waterblock bénéficie à la fois du meilleur maze sur le papier, et des meilleures performances. C'est donc un exemple à copier si vous avez le materiel nécessaire à la conception de pièces de ce types et que vous recherchez les meilleures performances.
Dans cette grande quête du silence, le but absolu consiste pour certains à pratiquer le w/c sur toutes les pièces nécessitant un refroidissement par convection forcée, afin de ne plus avoir aucun ventilateur dans son PC.
Une des tâches les plus difficiles dans cette opération est sans doute de passer à un refroidissement liquide au niveau de l'alimentation.
Celles-ci sont en effet constituées de nombreuses pièces d'électronique diverses (condensateurs, transformateur, etc.) qui chauffent beaucoup, imposant la présence d'au moins 1 ventilateur de 80mm sur les alimentations les plus courantes.
Il existe néanmoins des alimentations qui se passent de toute convection forcée (je pense a Zalman), mais celle-ci sont chères.
L'idée est donc d'arriver à créer un échangeur suffisament bien concu et vaste pour arriver a capter efficacement toute la chaleur produite. Mais celle-ci n'est pas localisée: toutes les pièces dégagent de la chaleur, ce qui complique la tache.
N'importe quelle alimentation contient toutefois des radiateurs en aluminium, en contact avec les pièces les plus importantes a refroidir. Il faut donc supprimer ces radiateurs et les remplacer par un circuit d'eau.
Cette méthode est donc perfectible, et il est généralement déconseillée de l'effectuer sur de grosses alimentations a plusieurs ventilateurs, typiquement les Enermax > 300 W.
Dans ces cas précis, il est bon de laisser un ventilateur de 12cm en 5 V, mais la modification reste la même.
Trop souvent négligés, ces "vaisseaux sanguins" du w/c sont des éléments importants, dans la mesure ou beaucoup ont eut a les changer par suite d'un mauvais choix.
Concernant la taille, on choisira bien sur le plus grand diamètre interne possible afin de minimiser la résistance.
Sachez que le meilleur choix reste souvent du 12mm interne, car cette taille correspond au deux types de pompes détaillées ici, et a bon nombre de w/b, bien que certains soient en 10mm au niveau du diamètre externe des embouts cannelés. Avec du 12mm interne en tous cas, pas besoin de collier pour la pompe.
Maintenant, concernant la qualité, il ne faut surtout pas négliger un aspect très important : La souplesse des tuyaux.
En effet, dans la mesure ou on est amener a effectuer de très nombreuse torsions sur de faibles espaces pour les watercase, il faut absolument veiller a prendre un tuyau de bonne qualité.
Pour info, un forumer a deja réussi a casser les 2 ergos de fixation de son socket, car son tuyau (le tuyau vert bouteille a 0.2 Euro/m de chez castorama) subissait une telle torsion après le w/b, que celui-ci a reussit a faire céder la fixation.
Il faut savoir que plus un tuyau est grand et épais, et moins il pourra subir de rotation avant qu'il ne se plie sur lui même (débit quasimment coupé).
Un des meilleurs tuyau et des plus répandus, est sans doute le Tubclair, vendue par exemple par aquariofil.com. Il est cher (10 Euros les 5m pour du 12/16), mais assez souple. Pour donner une idée, au maximum de sa torsion sans pliure, concernant le 12/16, j'arrive à réaliser un "Gamma" (la lettre grecque) sur la surface de ma main tendue.
Le tuyau que vend becooling (le "Masterkleer") lui est cependant supérieur. A base de silicone, il est réellement très indiqué pour l'élaboration de circuits de w/c très sérrés.
Une alternative reste cependant l'achat de raccords en angles droits, chez europrix.fr, ou de réaliser ces virages dans du tube en cuivre.
De plus, et sauf sur les derniers w/b aux embouts noirs, autobloquants, ou encore sur le MC462-B de swiftech, il faut veiller a toujours mettre des colliers de serrage en acier zingué sur les embouts cannelés des w/b, car même si le tuyau semble bien tenir, c'est une sécurité indispensable.
Les raccords ?
Si vous utilisez du 12/16 pour votre circuit, il est malheureusement très rare d'obtenir du materiel uniforme au niveau des embouts : certains seront en 12mm, d'autres en 10, les radiateurs de casse auront parfois de gros embouts... bref il faut savoir bricoler des adaptateurs fiables et surs.
Si la solution la plus simple reste l'achat en boutique d'aquariophilie (vous trouverez ICI une grande variété d'Y, de T et d'adaptateurs en tous genres), de petites astuces marchent bien en ce qui concerne les adaptateurs.
Si beaucoup de w/b sont vendus avec des embouts de 10 mm externe et que vous souhaitez y mettre du tuyau de 12mm interne par exemple, la meilleure solution reside sans doute dans l'acquisition de 2*2.5 cm de tuyau de 10/14.
Une fois coupé en cette longueur de 2.5cm, qui correspond a la taille des embouts, il suffit de pratiquer des sections rapprochées sur la moitié de sa longueur afin de n'avoir plus que du 10/11 en entrée, grossièrement. Le tuyau rentrera alors sans problème, il faudra simplement forcer un peu pour le faire rentrer jusqu'au bout des embouts, ce qui garantira une bonne étanchéité. Vous n'avez même pas besoin de pratiquer cette opération si vous trouvez directement du tuyau de 10/12, par exemple. De même, en faisant légèrement chauffer le tuyau avec un briquet, celui-ci a tendance a se dilater, puis à se rétracter en refroidissant, ce qui peut être bien utile.
Notez que dans le cas inverse (faire rentrer du tuyau de 12mm interne sur un embout de 16mm par exemple, ce qui est faisable), l'opération est facilité en effectuant une coupe en biais du tuyau : au lieu de le couper, a la distance voulue, perpendiculairement, en prenant un angle beaucoup plus fermé, on augmente artificiellement le diamètre interne du tuyau. Un peu de savon , de la force, et on réussit effectivement avec cette méthode a enficher du 12mm sur du 16mm.
Ou comment et en quelles dispositions placer tous les éléments les uns par rapport aux autres, afin d'obtenir une efficacité maximale. Encore une question récurente sur les forums.
L'éternel dilemne rencontré est sans doute de savoir où placer le radiateur par rapport a l'échangeur : avant ou après ?
Une réflexion hâtive nous conduit d'abord a une évidence : avant ! En effet, quoi de plus normal que de refroidir l'eau juste avant qu'elle n'arrive dans la pièce maîtresse du circuit.
Et pourtant, je conseillerais plutot l'inverse.
Nous devons en effet tenir compte dans notre étude, des contraintes d'utilisation de la pompe. Les pompes utilisées dans le w/c sont des pièces fragiles; surtout, il faut veiller à respecter les températures de fonctionnement de celles-ci, a fortiori quand elles sont immergées. Une pompe est très sensible a la chaleur, et un fonctionnement prolongé dans une eau chaude réduira fortement sa durée de vie. Pour information, la température maximum de fonctionnement des maxijet, selon le contructeur, est de 35°C.
Je conseille donc de placer le radiateur juste avant le pompe et le réservoir, mais après le w/b. L'eau froide arrivera donc dans le reservoir, et ne menacera plus la pompe. L'eau étant refroidie par l'air, sa température n'augmentera pas dans le reservoir ni dans le reste du circuit, sauf si la pompe utilisée dégage beaucoup de chaleur.
De plus, pour une pompe émergé, l'eau arrivera dans l'échangeur a la même température que si le radiateur avait été placé juste avant. Cette solution propose donc la meilleure alternative au problème.
Autre problème : Si vous utilisez un circuit dans lequel plusieurs élements sont a refroidir (CPU, GPU, etc.), si le CPU sera toujours à privilégier, il est conseillé d'utiliser des Y afin de diviser l'eau en deux, et de faire une branche en parallèle, a l'inverse des sytèmes tels que les Koolance, ou l'eau chauffé par le processeur, est ensuite censé refroidir les autre pièces.
Le débit est certes divisé par 2, mais la température de l'eau parcourant le deuxième élément sera la même que pour le CPU, ce qui constitue la meilleure des solutions, tests a l'appuis.
2 Y suffisent à effectuer ce montage. On peut à la limite rajouter autant d'Y que d'éléments à redroidir sur les montages chargés, mais en dehors du CPU et de la carte graphique qui sont de loin les deux élements les plus caloproducteurs, on pourra mettre les autres éléments en série.
Pour aider la pompe, si on ne veut pas utiliser un gros modèle bruyant, on pourra alors poser deux pompes identiques : Une qui propulse l'eau dans tout le circuit, et une seconde qui aspire cette eau, placée en fin de circuit.
De même, il ne faut pas hésiter à rajouter plusieurs radiateurs dans de gros circuits, si l'eau chauffe.
Les radiateurs étant chargés de refroidir l'eau chauffée par l'échangeur, il est aussi important de choisir un bon radiateur qu'un bon échangeur.
En réalité, il faut pour faire ce choix avoir déjà une idée de comment on va monter son circuit. En effet, on ne choisit pas le même radiateur si on doit l'intégrer a l'interieur de la tour ou si cela n'as pas d'importance : les contraintes d'intégration ne sont pas les mêmes.
Note : Je me contenterai de référencer ici les plus répandus...
Le Black-ice
C'est véritablement la Rolls des refroidisseurs. Ultra condensés pour y intégrer au choix un ou deux ventilateurs de 12cm en série, ils sont extrèmement efficace pour leur taille.
Le seul problème de ces refroidisseurs est leur prix exorbitant.
Vendus exclusivement par Hardware Labs, même en commande groupé, il vous faudra débourser plus de 300 F pour un black-ice 1, et près de 700 F pour un black-ice eXtreme.
Les performances sont néanmoins au rendez-vous.
Volontairement, je ne parlerai pas ici du black-ice 2, qui pour des raisons de taille, rend son intégration dans une tour très difficile, et donc le rend complètement inabordable par rapport a ce qu'on pourra trouver à côté.
Le Big Momma

Les cubes
Imposants, on passe ici a la taille 12*12*12cm. D'intégration difficile, ils inspirent confiance, mais la différence de performance avec le big momma n'est pas impressionante.

Le verdict de Procooling :

De haut en bas : L'aquacoil, le black-ice 1, le Big momma, le cube Dangerden.
Les Bong
Là on s'attaque à du gros matos dont la conception est plus compliquée. Qu'il me soit permis de vous expliquer le principe de ce refroidisseur hors catégorie qui obtiendra les meilleures performances, devant les radiateurs précedemment cotés. Le principe du bong est venue à l'esprt de son créateur en se posant une question simple : Comment optimiser au maximum les échanges entre l'air et l'eau du circuit, et la légende veut qu'il aurait trouvé la réponse en prenant sa douche!
Explication :

L'eau chaude est remonté par une pompe secondaire vers un pommeau de douche qui va ainsi disperser l'eau de la manière la plus volatile possible. L'effet est augmenté en rajoutant un ventilateur a la base de la tour. L'eau retombe froide. L'efficacité du bong augmente donc avec sa taille.

Les inconvénients de ce système sont multiples (bruit de l'eau qui retombe --> mettre une éponge, humidité de la pièce élevé, encombrement de l'engin, nécessité d'utiliser une deuxième pompe), mais les performances sont vraiment la !

Comme le dit Alan, une règle d'or dans le w/c : ne jamais utiliser de l'eau du robinet !
Pourquoi ? Plusieurs raisons à cela...
Tout d'abord, on constate la nette apparition, avec cette dernière et avec le temps, de dépots de calcaire, aussi bien sur les tuyaux que sur l'échangeur (ce qui peut devenir très génant...).
Les autres raisons sont liés a la chimie...
L'eau du robinet est en effet une eau ionisée, c'est à dire qu'on retrouve dans celle-ci différents ions... Or, le passage du courant et le caractère conducteur électrique d'une solution est justement dû à la présence d'électrons.
Concrètement, le courant correspond en réalité à un transfert d'électrons, tous issus des ions. Sans ions, pas de conduction.
C'est dans cette optique que l'on conseille fortement d'utiliser comme caloporteur de l'eau distillée (ou déminéralisée). C'est en fait une eau qui, après être passée dans des bains de résines échangeuses d'ions, ne contient, en théorie, plus aucun ions.
Cependant, il reste un problème : l'eau est le siège de la réaction d'autoprotolyse de l'eau, qui fait qu'il subsiste en permanence des ions dans toute eau. C'est ce qui tendrait a expliquer que malgré l'utilisation exclusive d'eau déminéralisée, certains, suite à la présence d'une fuite, on vu tout leur materiel détruit... (et dans ces cas la, c'est la carte graphique, la première pièce juste dessous du w/b, qui recoit... ). Pourtant, d'autres n'ont eu aucun problèmes avec des fuites (ils ont éteint la machine, essuyé, puis relancé : aucun problème), et en utilisant la même eau.
Ceci tendrait à prouver que la réaction d'autoprotolyse de l'eau est négligeable dans le role de la conductivité électrique de l'eau... les réponses peuvent facilement être trouvées ailleurs :
L'eau au fil du temps et du passage sur une pièce en métal, et au contact de l'air (que l'on peut néanmoins anéantir sur certains systèmes internes avec airtrap... liens dans pas logtemps... ) retrouve fatalement une minéralisation après un certain temps... Il ne faut donc pas hésiter a renouveller souvent son eau (pour 1 Euro/ 5L, ce n'est pas un problème...).
Mais le troisième interêt d'utiliser de l'eau démineralisée concerne un problème que l'on peut rencontrer sans avoir de fuites...
L'oxydoréduction
Bon, je vais pas entrer dans les détails, mais sachez simplement que si votre eau n'est pas distillée, veillez a ne pas utiliser deux métaux différents dans le même circuit.
Si par exemple vous avez un échangeur en cuivre, et un radiateur en aluminium, sachez qu'avec de l'eau normal, une réauction naturelle se produit entre ces deux métaux, et va faire que l'aluminium du radiateur va peut a peu migrer en couches sur le cuivre (sur le maze de l'échangeur), et qu'à la fin, votre w/b sera completement bouché, et votre radiateur percé.
Bon, cela dit il faut vraiment avoir de mauvaises conditions pour que cela se produise rapidement... veillez alors à utiliser du liquide de refroidissement, décrit plus loin.
Surtout, il faut faire attention à ne pas utiliser des mélanges exotiques (style eau demineralisée + watter watter + fluoriscine + antialgue + desktop (javel) + liquide de refroidissement), car l'acidité ou la basicité du caloporteur augmentera considérablement ces réactions. Seul le mélange eau déminéralisé + liquide de refroidissement ne présente pas de problèmes, et est même recommandé.
Bien sûr, dans le cas où le radiateur et l'échangeur sont tous les deux composés du même métal, aucun problème.
Les additifs
On trouve désormais différents additifs vendus pour le watercooling. Sachez qu'aucun d'eux n'est réellement indispensable, ils peuvent dans certains cas être intéressant dans un but précis...
Sachez que si une plus grande quantité d'eau augmente l'inertie thermique du caloporteur (qui va mettre plus de temps a chauffer, mais aussi a refroidir), elle ne change en rien la température maximale atteinte par l'eau, en charge, une fois que toute l'eau a chauffée. Certains se permettent néanmoins de se passer de radiateur, en utilisant de gros reservoirs (> 10 L) et en ne laissant jamais leurs machine tourner de manière prolongée pendant une longue période. Ne pas utiliser de reservoir (ou juste un airtrap) n'est donc pas génant en soi, l'eau atteindra plus vite sa vitesse maximale sans chauffer plus.
Véritable coeur du circuit de watercooling, c'est elle qui maintient le flux du caloporteur.
En ce qui concerne la puissance, comme expliqué plus haut, les meilleurs performances sont obtenues avec les débits les plus soutenus. Cependant, à partir d'un certain débit, les pompes commencent à ronronner, et les prix s'envolent. Il faut donc savoir faire le bon choix avec son circuit, mais disons que le minimum est 600l/h, le maximum est 1200.
En effet, il arrive un stade ou le debit est si important que le remplacer par un débit 2 ou 3x supérieur ne fait plus gagner un seul degré, d'après les tests. Sur un circuit avec un gros rad, et deux waterblocks, cette limite est à 1200l/H.
Dans le monde du w/c, deux marques reviennent souvent chez les utilisateurs : Il s'agit des Maxijet, et des Eheim. Des photos sont postées plus bas.
Les maxijet sont aujourd'hui les pompes qui présentent le meilleur rapport débit/prix. Pour 23 Euros en effet, on peut trouver les Maxijet 1000 qui débitent 950 l/h. Auto protégées en cas de surchauffe, elles restent petites, consomment peu, et sont peu bruyantes.
Il faut cependant savoir que vu qu'elles fonctionnent aussi bien en position immergé qu'émergé, elles feront beaucoup moins de bruit recouvertes dans l'eau. Ceci présente néanmoins un désavantage : La pompe chauffe, et immergée, elle chauffera donc l'eau avec.
En pratique, cela reste très silencieux (rien a voir avec des ventirads, mêmes silencieux), mais si vous concevez un circuit immergé, il y a une astuce à respecter pour obtenir encore plus de silence : Si votre pompe se trouve dans un réservoir, non solidement fixée, elle viendra entrer en contact avec les paroies de celui-ci et entrer en caisse de résonnance : le bruit s'en retrouvera considérablement augmenté.
La solution est simple : fixer solidement les tuyaux de tel sorte que la pompe pende dans le vide, soutenu par le seul tuyau, ou encore placer une éponge en dessous de la pompe, qui viendra s'intercaller entre celle-ci et la paroie du réservoir.
Le système devient alors pratiquement inaudible (il faut vraiment se placer dans une pièce vide, sans aucun bruit, et se rapprocher de la pompe pour entendre un léger "brr").
Cette modification est bien sûr également envisageable dans le cas des Eheim.
Venues d'allemagne, ces pompes garanties deux ans coutent plus cher (40 Euros pour la 1048 qui débite 600 l/h) mais leur qualité de fabrication et leur durée de vie s'en trouvent accrues.
De même, elles seraient également encore plus silencieuses que les maxijet, et chaufferaient très peu.
Bref, la différence de prix est justifiée, mais si vous n'avez pas le budget a mettre dans une Eheim, une Maxijet fonctionnera très bien !
Comment ne pas oublier la pompe ?
Je tiens ici a rappeller les trucs obligatoires pour tous ceux qui tiennent a la survie de leurs processeurs.
Un watercooling nécessite nécessairement un flux d'eau pour fonctionner, sans cela, l'eau va chauffer localement, puis l'échangeur, puis le processeur... jusqu'a ce que mort s'ensuive.
Bon, cela va peut-être paraître impossible a ceux qui n'ont pas l'experience du w/c, mais il viendra forcément un jour ou vous oublierez d'allumer la pompe en même temps que votre PC. Il est trop stupide de voir mourrir son processeur par un oublie, surtout que les moyens a mettre en oeuvre pour éviter cet accident son simplissimes.
Le problème, c'est donc de faire démmarrer la pompe a chaque fois que vous allumez votre PC.
Deux solutions :
Ce choix est obligatoire, et il est fortement conseillé de le coupler aux solutions suivantes pour être sûr en cas d'arret de la pompe.
Si vous avez la chance de posséder une carte-mère MSI ou Epox récente, vous trouverez dans le bios un option pour commander à la carte-mère d'éteindre automatiquement l'ordinateur dès que le processeur dépasse une certaine température. Activez cette option pour des valeures supérieures à 50°C (pour du aircooling, on pourra spécifier un valeur plus importante).
Pour les autres, il vous faut vous procurer la dernière version du shareware Motherboard Monitor, et spécifier une valeure sous windows.
Dès lors, plus aucun danger pour votre processeur !
En francais "piège à air", un airtrap n'est utilisé que dans les circuits internes, afin de purger l'air qui vient inévitablement parasiter le circuit lors du remplissage. Le concept ? Créer un mini réservoir dans le circuit, dans lequel l'eau arrive et repart par en-dessous. Si des bulles d'air se trouvent dans le circuit, étants chassées vers le haut par l'eau du circuit, celles-ci se retrouveront coincées dans ce réservoir dès qu'elles y rentrent. Une fois l'air purgé, il ne sert que de reservoir.
Maintenant, si vous avez acquis votre radiateur et des ventilateurs pour mettre par-dessus, il éxiste également quelques astuces à mettre en place pour grignoter qqs degrés.
Le ventilateur, en insertion ou extraction ?
Il est vrai que cette question est une question récurente, et pas seulement pour le w/c. Bon, la théorie n'explique rien, mais la pratique et les test prouvent qu'il faut monter ses ventilateurs en en extraction, c'est a dire que le ventilateur expulse de l'air chaud dans le vide, tout en aspirant de l'air qui va passer entre le radiateur. Comme sur le l'Alpha 6035, en somme.
On notera au passage le faible écart de température entre un système avec et sans ventilateur ! Amis du silence, vous êtes les bienvenus !
Un autre point est important, pour gagner en silence sur le bruit du ventilateur : Placé contre le radiateur, les frottements effectués entre l'air brassé par le ventilateur et les aillettes du radiateurs sont maximums. Il est donc conseillé d'éloigner le ventilateur du radiateur, et d'inclure un adaptateur entre les deux, histoire de ne rien perde en flux.
Voici, concoctés par les experts d'overclockers.com, un dossier récent, dont l'unique but est d'atteindre les performances ultimes, en watercooling, sans peltier. C'est un montage relativement simple, mais diablement efficace, puisque le gars Larry arrive a maintenir un Thunderbird @ 1463 Mhz à 26°C, soit moins de 5°C de plus que la température ambiante ! Un tour de force impressionnant, donnant une idée de la puissance du véritable watercooling. Bref, c'est un modèle a étudier d'urgence.
Différents modèles sont vendus, parmi eux :
Après le CPU, la RAM ! Bon, soyons clair, la ram de nos pc actuels dégage très peu de chaleur et le gain obtenu en w/c cette ram sera ridicule pour 95% d'entre nous. Pourtant, sur les derniers modèles de ram hautes performances, si vous voulez pousser celle-ci dans ses derniers retranchements, avec 3.9V d'alimentation, le dégagement calorifique peut devenir préocupant. Les w/b prévus pour la ram sont donc de simples conduits longeants les chips mémoire (ce qui suffit largement).
En effet, pourquoi ne pas remplacer les rack 5"1/4, ventilés souvent par des ventilateurs nécessairements petits, n'excédents pas 40 mm, et qui, pour générer un flux d'air décent, sont obligés de tourner très vite et donc de générer beaucoup de bruit, par des waterblocks ? En IDE, les disque actuels ne dépassant pas 7200 tours/minute, il n'est pas obligatoire de pratiquer une convection forcé, quelle-soit-elle, pour assurer une durée de vie honnête aux disque durs, cependant, dans le cas d'un watercase sans aucun ventilateur pour assurer un flux d'air dans le boitier, cela est recommandé, et de plus, cela permet de pratiquer une bonne isolation phonique pardessus, afin d'éliminer également les derniers bronchement du disque dur. En SCSI, quand on voit comment chauffent les derniers 15 000 tr/min, cet accesoire n'est vraiment pas un gadget.