Mademoiselle K

La nouvelle scène française est largement représentée dans le cadre du festival CHORUS 2006 et le public peut ainsi encourager de nouveaux talents prometteurs. En découvrant Mademoiselle K lors de la première partie de Placebo à l'occasion de la Foire aux Vins de Colmar 2006, j'ai senti un renouveau du rock français alliant une voix rauque et fracassante sur des riffs de guitare précis. Vous l'aurez compris, l'artiste ne joue pas dans la catégorie rock formaté par TF1 et Endemol pour public ado influençable. Ce soir, c'est en première partie de Jean-Louis Aubert que Mademoiselle K se produit, en attendant d'être prochainement la tête d'affiche à La Cigale début 2007. Une soirée agréable en perspective.

Pour ce troisième concert donné à La Grande Arche, la scène s'est nettement rapprochée du public (et non l'inverse…), la fosse est copieusement remplie et la puissance sonore des enceintes a été revue à la hausse de quelques décibels.

C'est avec des sonorités rock bien acérées sur des textes faisant intervenir lla colère et la sensualité que Mademoiselle K débute son concert avec le titre « Le Cul », extrait de son premier album solo « Ca me vexe ». Au fil des titres, l'artiste évoque les aspects sombres de sa vie en s'appuyant souvent sur le champ lexical de l'échec et se rebelle contre tous ses maux du passé. La rock-attitude est présente, le blouson et les bottes en cuir également. Difficile cependant de convaincre le public de Jean-Louis Aubert qui reste bien sage durant la majeure partie de la prestation. Etonnant. Serait-il surpris par la puissance de la voix ? « Profite un peu public, ne fais pas cette tête ! » Néanmoins, lors du « Final », ce dernier accompagne l'artiste, mais il est déjà trop tard : la première partie est terminée. « Est-ce que vous reviendrez ? »