Oh je sombre, ce mardi 19 septembre 2006 appartient déjà à ce passé proche que l'on souhaite revivre rapidement, tant la prestation d'Emilie Simon - et de ses musiciens proposant une diversité musicale rare - fut tout simplement magique. Flashback :

Pour la Sainte-Emilie, l'Olympia (en configuration fosse + gradins) affiche complet : point donc besoin d'une forte médiatisation pour remplir cette salle mythique, et c'est bien mieux ainsi. Premier constat en entrant dans la salle : les caméras sont présentes, pas de doute, le concert est filmé en vue d'un DVD!

20h, la première partie peut débuter, variété française? pop-rock? Non... techno, comme pour rappeler la parade annuelle qui s'est déroulée deux jours plus tôt dans la capitale. C'est donc un DJ dans un style pouvant rappeler celui de Laurent Garnier qui "impose" son morceau de 30 minutes à un public qui reste pour le moins perplexe. 20h30, patientons encore 30 autres minutes.

21h, les musiciens entrent sur scène sous les applaudissements d'un public impatient voulant enfin savourer ce concert tant attendu. Les sonorités pop-rock ou plus douces s'enchaînent - mettant en valeur le timbre si particulier de la voix d'Emilie Simon - au fil des titres de ses trois albums. Son dernier opus, Végétal, sera d'ailleurs présent en quasi-intégralité sur la playlist de ce concert, au grand bonheur d'un public semblant davantage le connaître que les précédents. Emilie Simon porte pour la première fois une robe ample rappelant un autre temps - sans doute réalisée par le spécialiste J-P. Gauthier - en totale adéquation avec l'ambiance de Végétal. Rien n'est laissé au hasard. Emilie communique certes peu avec le public, mais reste très attentive aux remerciements qui lui sont adressés et semble transmettre naturellement ses qualités de simplicité, d'écoute et de partage.

Quant au public, je dirais qu'il est dans le ton de la soirée : émerveillé par les nombreux effets acoustiques des musiciens, à l'affût des moindres faits et gestes d'Emilie Simon et d'une grande reconnaissance envers la qualité du concert. Néanmoins, il est difficile d'échapper aux attitudes peu urbaines de certains individus, entre ceux qui ne se gênent pas pour griller une cigarette dans la salle, ceux qui braillent à tout-va des "Emilie je t'aaaiiiime" ou encore ceux qui poussent des cris dont ils ont le secret.

La preuve avec le tout-en-un beuglements + bonne fête Emilie + joyeuses pâques + rires niais :

Merci Emilie, merci à tous les musiciens, et vivement le 3 octobre à Bercy, devant plus de 15000 personnes, pour la première partie de Placebo.